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Les phoques et le Parc Ornithologique du Marquenterre…
Quel rapport entre les phoques et le parc ornithologique du marquenterre me direz-vous?
Ils sont tous les deux des acteurs très importants qui font vivre la baie de somme.
Comme vous l’avez découvert dans le précédent article, je me suis rendu dernièrement au Crotoy à la rencontre de ces phoques qui attirent tout ce monde. J’y suis retourné hier (Mercredi 10 Février) avec mon ami photographe (Thierry Magniez). Nous n’avons pas attendu très longtemps avant de voir le bout de leur nez.
Régulièrement ils sont deux à l’endroit de notre rendez-vous. Quand il y a du monde, ils font plusieurs apparitions furtives. Ce mercredi nous n’étions que deux à les observer à travers nos appareils photos.


L’un d’entre eux, très joueur et apparemment habitué à la présence humaine est venu nous narguer à quelques mètres.
D’ailleurs celui là, a une plaque d’identification sur la tête. Il s’agirait d’un des jeunes phoques relâchés cette année au Hourdel, néanmoins, ça le rend totalement disgracieux. (Pour infos, d’après le site de PICARDIE NATURE, il s’agirait de BAYA…)
D’ailleurs nous avons aussi remarqué une sorte de bague orange sur les membres propulseurs de ce phoque.
Ils nous ont tenu compagnie un petit moment, avant de se faire plus discrets vers la fin de journée.
Dans la série de photos, vous avez les deux phoques. Celui qui à nos yeux est le plus farouche, c’est à dire les deux premières photos et l’autre.
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Le Parc du Marquenterre….
Hier, devant cette parade de phoques, nous nous sommes mis en tête d’aller au Parc Ornithologique du Marquenterre le lendemain. A 10h nous étions là pour l’ouverture du parc, dans le froid, avec nos moufles et bonnets. Le parc se réveille doucement, les oies cendrées sont au rendez vous dès le premier bassin, en compagnie des colverts et d’autres oiseaux pas très farouches…
Le premier tour sera pour le repérage. Les oies sont présentes assez souvent dans le parc. Les traces de sangliers aussi. D’ailleurs quelques chemins sont vraiment bien retournés! Au premier affût, on retrouve quelques limicoles très discrets, notamment des chevaliers gambettes. Les autres affûts se font plus timides. On aperçoit ici et là quelques Tadornes, quelques Sarcelles. Au loin nous apercevons les spatules… Un peu plus tard ce sont 4 cygnes chanteurs que nous apercevrons. Sur un des derniers bassins, nous nous posons un peu pour photographier les plongeons d’un Fuligule morillon! Extraordinaire petit canard plongeur aux yeux jaunes!
Pendant ce temps, les cigognes ne sont pas très loin. Je me poste tant que mon ami Thierry tient compagnie aux Colverts et aux Fuligules, et j’assiste à une des chamailleries entre cigognes et des claquements de becs… Nous sommes maintenant à la fin de notre tour de repérage. Nous terminons par la rencontre de deux Bihoreaux gris cachés dans les arbres…
Après un bon repas, nous retournons dans le parc. Le matin, la lumière n’était pas vraiment belle dans son ensemble. L’après midi pas mieux, mais les rares rayons de soleil donnaient une très belle lumière. C’est alors que nous avons pris quelques oies au décollage. Avant cela, c’est une Grue Cendrée que nous avons photographiée traversant un des bassins avec hésitation…
Dans l’après midi, les cygnes chanteurs se retrouvent pratiquement en contre jour. Dans ma tête c’est un « Génial » qui se lâche. J’adore les contres jours sur l’eau, les scintillements des reflets donne toujours une autre dimension à la photographie. C’est alors que j’essaye de trouver le meilleur endroit pour faire un beau contre jour. Trouver cet endroit n’est pas tout, il faut maintenant attendre qu’un des cygnes passe par là. Chose faite après quelques minutes d’attente.
Sur un des autres affûts, ce matin j’ai repéré un arbre mort dans un bassin. Tout de suite, j’ai pensé aux Cormorans, le type d’arbre qui sert de dortoir à ces grands oiseaux noirs. Coup de chance, quand nous nous retrouvons au même endroit dans l’après midi, un cormoran est là. Il fait quelques plongeons. Peut être a-t-il ressentit ce que j’espérais tant, et c’est après un court moment d’attente qu’il se dirige vers l’arbre morts et s’y pose! Que du bonheur!!…
Notre petite sortie au parc ornithologique du marquenterre touche à sa fin. On repasse vite fait devant le Fuligule morillon, qui cette fois se fait accompagner d’une belle dame Fuligule milouin. Nous avons espéré revoir les deux Bihoreaux, mais notre passage ils n’étaient plus là.
Je retournerais très prochainement au parc, d’ici quelques semaines pour la fin de l’hiver en espérant cette fois pouvoir photographier les spatules, et d’autres cormoran. En attendant, je vous laisse découvrir les photos du jours ci-dessous.
Les phoques au Crotoy…
Cet après midi, je me suis rendu en face de Saint Valery sur Somme, au Crotoy. Souvent j’entends dire que les phoques sont très présent là-bas. A Saint Valery, rare sont les occasions de les observer dans le port, mais ça arrive parfois. Il n’y a pas très longtemps, en revenant de l’école avec mon fils, nous en avons vu deux peu avant le port de plaisance.
Au Crotoy, d’après ce qu’il se dit par ici et par là, ils sont souvent au niveau des écluses. Chose qui s’est confirmée aujourd’hui, car après quelques minutes d’attente, ce sont deux phoques que j’ai pu observer dans le froid tapis dans les rochers.
Petite parenthèse, une chose qui me surprendra toujours! Ce sont les gens qui s’émerveillent en criant dès qu’ils aperçoivent un phoque. Beaucoup de gens s’amassent ici et là comme au zoo espérant voir un phoque! Dès qu’un phoque passe le bout de son nez, on entend dans tous les sens « Ho il y en a un là! » « Hé! Regarde il est là » etc…. Aujourd’hui c’était encore le cas! J’écoute souvent un peu de musique pendant mes observations, même avec ça dans les oreilles, j’entends tous ces cris qui vont et viennent de partout! Le plus extraordinaire, c’est qu’aucun n’a l’impression de déranger le monde. Et je mets de coté les chiens qui se baladent sans laisse et aboient après les phoques!!
Ce sont des choses qui personnellement me dérangent beaucoup car dans notre démarche de photographe nature, l’important est de voir sans être vue.
Le Takydromus Sexlineatus
Cet après midi, petite séance photo avec ma femelle Takydromus. La seule qui se laisse vraiment approcher et manipuler hors de son terrarium. Le mâle, reste curieux mais sans arrêt sur ses gardes. Il n’est pas rare qu’il se rapproche de ma main dans son terrarium, mais ne se laisse pas encore manipuler.
Pour les éleveurs qui liront ces quelques lignes, le couple de Takydromus vie dans un terrarium d’environ 60litres (L50xP30xH40). Un terrarium contenant deux plantations dont un ficus et un Kentia, ce dernier servant de dortoir. Le ficus est tordu dans le terrarium, ceci permet aux takydromus de se balader librement dans l’intégralité de leur loge.
Le substrat est composé de copeaux fin d’éclat de coco. Il est humidifié au moins une fois par semaine avec 0.5 litre d’eau minérale. Ensuite deux pulvérisation par jour à l’intérieure du terrarium. Une fois au matin et une fois au soir.
Ils évoluent dans un environnement chauffé entre 28° et 31° en journée et 22° à 24° la nuit. Une lampe d’appoint est mise en marche le jour, elle permet de faire monter la température. La nuit, c’est une lampe type « Moon Light » qui prend la relève.
Tous les deux jours, 4 grillons domestiques sont lâchés vivant dans le terrarium. Ceci oblige les Takydromus à se bouger pour chasser leur proie.
La sterne naine sur le littoral Nord…
Il y a quelques jours, je suis allé à la rencontre d’une colonie de sternes naines (Sterna albifrons) sur le littoral Nord.
Cette colonie sera certainement amenée à disparaître un jour laissant place à un projet de construction.
Ce reportage est à but de sensibilisation, à savoir que malgré les efforts de préservation et de protection faits par les organismes tels la LPO, certaines colonies passeront à la trappe…
Si seulement ces gens qui projettent de construire prenaient le temps de regarder et d’observer ce qu’ils vont détruire, ils changeraient peut être d’avis…
Prendre le temps d’observer, voir sans être vu, s’intégrer à la nature et s’en faire oublier, c’est un peu les qualités requises pour ce genre de reportage sur un sujet sensible et rare. Il m’a fallu un après midi, une soirée, une nuit et une autre matinée pour faire ce reportage.
La difficulté est que le moment était très sensible. En pleine nidification de la sterne naine. A l’aube de l’éclosion tardive des œufs. Malgré le retard sur l’éclosion, j’ai pu observer des poussins sterne qui eux n’ont pas perdu leur temps…
Les conditions de prise de vue étaient difficiles, d’ailleurs un de mes boitiers s’en souvient! L’écran arrière m’a lâché pendant quelques heures. Sur le terrain c’était du vent à 60km/h! Du sable qui balayait littéralement tout sur son passage. L’humidité de l’air faisait que le sable se collait à la fois sur les boitiers et sur les objectifs!! J’avoue avoir eu peur que quelques grains de sable se logent dans mon matériel.
Avant toute intrusion, l’important est d’observer le comportement de ses sujets.
On se poste, puis on observe, il ne faut pas se précipiter… Pendant ce temps d’observation, j’ai pu voir que les sternes étaient fortement actives pendant quelques minutes, et que par moments, leurs vols se synchronisent. Un comportement étrange, et très surprenant. Elles se dirigent toutes en même temps vers la plage, en rase motte et remontent aussi brusquement qu’elles ont piqué vers le sol…
Avec mon ami Thierry, nous avons décidé de profiter de ces instants de forte agitation pour aller s’intégrer au paysage, et se faire oublier des sternes…
Tout en avançant vers la limite fixée par la LPO, on remarque de petites choses mobiles au sol, ce sont des poussins sterne, preuve de la pleine nidification de l’espèce. L’avance se fait discrète, tous deux en tenue de camouflage, appareils photos à la main. Nos pas sont précis, en aucun cas nous devons déranger les sternes, nous ne devons pas écraser les poussins, et surtout éviter les œufs. Je rappelle que ce reportage, n’avait aucune obligation de résultat. Et que en aucun cas, nous devions déranger les sternes. Se faire oublier tout en préservant leur intimité.
Une fois en place, après quelques minutes cachés à même le sol, se faisant balayer et recouvrir doucement par le sable, nous commençons à apercevoir les premiers poussins. Ils passent par ici et par là, nous ignorant complètement. Les sternes volent en stationnaire au dessus de nos têtes avec au bec de la nourriture pour leur progéniture. Au repas ce sera petits poissons pour ses poussins, victimes du grand vent et du sable.
Beaucoup d’entre eux cherchent à se protéger tant bien que mal de la tempête. Ils se tapissent sur le sable, derrière des oyats, ou derrière quelques galets. J’ai mal au cœur de les voir les yeux recouverts de sable. Pendant ce temps, les adultes se posent pour couver leurs œufs.
Notre approche et notre planque fonctionnent bien, les oiseaux nous ignorent, leur comportement reste naturel, les photos le prouvent.
Il se fait tard, 21h30 et nous sommes encore là, sur la plage, le vent toujours présent. La fatigue se ressent sur certains poussins. C’est épuisés qu’ils essayent de trouver des abris. Un d’entre eux, un peu farfelu celui là, vient se loger dans le pare soleil de mon objectif… C’est un moment assez surprenant, je le prenait en photo se déplaçant difficilement dans les dunes, il avançait vers moi sans me voir, puis rapidement il est arrivé plus proche que la mise au point mini de mon objectif pour finir à l’intérieur du pare soleil!… Une preuve supplémentaire que j’ai réussi à me faire oublier et à parfaitement m’intégrer au décor de leur milieu naturel d’habitat.
Nous retournons au camion, il est 22h passée. La nuit va être courte dans les duvets, il faut être debout avant l’aube.
Cette fois au petit matin il est 5h30, le vent est là mais beaucoup moins violent que la veille. Cette fois, que faire? recommencer une série de nourrissage et de poussins? Non, j’ai eu ce que je voulais la veille, l’expérience était magnifique, une totale immersion dans la vie des sternes. Une très belle expérience, et surtout beaucoup d’émotion avec ces petits poussins….
Sur les conseils de Thierry, je me dirige plutôt vers le large, la marée est descendante, laissant quelques flaques derrière elle. Elles font le bonheur des sternes adultes qui profitent de la douceur de ce petit matin pour prendre leur bain.
Je me poste donc là, à quelques mètre d’une belle flaque, la lumière est douce, le contre jour, plein de couleurs, je n’ai pas beaucoup à me tourner pour passer d’un contre jour chaud à une ambiance plus douce d’un petit matin sur la plage. J’assiste à un aller retour de sterne venant se mouiller les ailes, puis petit bonus une parade d’accouplement!..
Je suis partagé entre regarder cette parade ou là photographier!.. C’est donc au travers de mon viseur que je déclenche et que j’essaye de capturer les moments clés de cette parade amoureuse entre monsieur et madame sterne.
Monsieur sterne commence par faire une petite offrande à madame sterne, c’est avec un poisson au bec, qu’il se dirige sur sa belle. Celle ci semble l’ignorer pour le moment…Que vont-ils faire? Cette scène dure quelques minutes, monsieur sterne insiste et son acharnement finira par payer. Madame accepte d’offrande, après avoir englouti le poisson, monsieur ne perd pas de temps. Sait-on jamais, madame pourrait changer d’avis… La précipitation n’est pas un atout pour monsieur sterne qui dans son élan rate sa première chance… Mais il a l’air têtu, ne laisse pas passer cette chance inouïe d’assouvir son envie de reproduction. C’est sur le second essai qu’il finira par féconder sa belle. L’acte est rapide, mais tous deux savent que leur survie en dépend.
Dans les instants qui suivent cet exercice, monsieur sterne content de lui finit par se balader fièrement sur la plage, tête haute monsieur et dressé, le torse en avant, comme s’il voulait montrer sa fierté aux autres mâles de la colonie avant d’aller rejoindre sa belle.
Cette parade reste un agréable moment à découvrir derrière son appareil photo. La capture d’un instant de leur vie.
Il est temps à présent de laisser tout ce petit monde. Quitter cet endroit dans lequel je me suis immergé pendant des heures est assez difficiles, mais mes souvenirs restent là, et les photos seront là pour me les rappeler.
A travers ce récit, j’espère que vous avez autant apprécié que moi cette immersion dans la colonie. Bien entendu pour la préserver, je ne donnerai aucune indication sur cet endroit.
Je laisse place aux photos dès à présent et j’espère vous avoir fait voyager un petit peu
Oiseaux en baie de somme, des bécasseaux.
La pointe du Hourdel, un endroit que j’adore pour son calme et surtout pour les rencontres natures que l’on y fait. Entre les phoques, les stermes, les aigrettes, et autres grand échassiers, et les petits limicoles se cachant tant bien que mal dans les galets, cet endroit est d’une richesse inéstimable.
C’est hier après midi que j’ai fait la rencontre de ces bécasseaux. Ils n’avaient pas l’air trop farouche, mais quand même près à partir au cas où…. C’est avec prudence que l’approche s’est faite pour ne pas les rédanger.










































































